Gagner la guerre, T3 : La Mère Patrie

de Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt

Livre 172 (BD): Gagner la guerre, T3 : La Mère Patrie de Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt aux éditions Le Lombard (56 pages) (2021) 🇫🇷 Lecture de février 2021

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Résumé de 4e de couverture :

« Benvenuto est sorti des geôles ressiniennes et il est accueilli en héros à son retour au pays. Profitant de sa convalescence, il observe à distance les complots menés par son maître, le machiavélique Podestat. En surface, le calme semble être revenu à Ciudalia. Mais la tempête approche, Benvenuto le pressent. Bientôt, seuls ses instincts d’assassin pourront lui sauver sa vie. »

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Mon avis :

C’est devenu un rituel pour moi chaque année d’acheter la suite des aventures de Benvenuto Gesufal en adaptation BD. Pour rappel, il y a déjà eu deux autres tomes sortis. Le premier album adapte la nouvelle « Mauvaise donne », parue dans l’ouvrage Janua Vera, que je suis d’ailleurs en train de lire actuellement. Le deuxième tome aborde le début du roman fantasy Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski.

À la fin du tome 2, nous avions laissé notre assassin préféré sur la route du retour pour Ciudalia, après son séjour peu ragoutant dans les geôles de l’Empire de Ressine. Le suspense était resté à son comble. Le tome 3 entre enfin dans le vif du sujet et met brillamment en scène cette histoire passionnante et rocambolesque.

J’ai encore une fois été happée par la qualité de l’adaptation BD qui est pour moi une réussite. Cela n’a pas dû être facile vu la densité des informations et des scènes du livre.

Ma note : 18/20

Les + :

Le dessin : Encore une fois, l’immersion est totale avec la qualité des illustrations qui permettent de retrouver l’ambiance de Renaissance des villes italiennes. Pour les amateurs d’Histoire, il est agréable de voir avec quel soin le dessinateur a pris le temps de peaufiner les détails des vêtements des gens de l’époque. Une attention particulière a également été apportée aux portraits physiques et psychologiques des personnages. Que ce soit Leonide Ducatore, sa fille et son fils, Benvenuto, le Macromuopo ou Sassanos, ils correspondent tous à l’image que notre esprit de lecteur s’était construite. Les couleurs vives permettent de bien sentir la chaleur de la ville méridionale de Ciudalia et font penser inévitablement aux villes qui jouxtent la Méditerranée dans notre monde. La fluidité des traits rendent aussi le dessin et les expressions des personnages plus vivants. J’ai adoré retrouvé la toile si importante du Macromuopo qui m’a permis de mieux comprendre un aspect du livre originel qui m’avait un peu échappé à la lecture. Bref, une belle réussite !

Extrait des illustrations de la BD

Des flashbacks comme explications supplémentaires : J’ai beaucoup aimé l’introduction de flashbacks de Benvenuto où on se plongeait dans ses souvenirs. Je ne me rappelle pas en avoir eu dans le livre. Les explications arrivaient plus tard dans le livre. J’ai trouvé que c’était astucieux d’intégrer ces informations au fil du récit pour ne pas perdre le lecteur. Cela s’y prêtait bien, vu que le lecteur suit l’histoire dans la tête de Benvenuto Gesufal. Ainsi, on en apprend plus directement sur le lien qui rattache Benvenuto et le Macromuopo.

Le respect du livre : De même, j’ai trouvé l’adaptation très fidèle pour les événements et les personnages. La fille de Leonide Ducatore est aussi insupportable que dans le livre. Une scène qui avait fait un peu polémique n’est pas dissimulée ou atténuée, bien au contraire. De même, l’adaptation va même dans les détails. Je ne révèle pas plus de scènes, au risque de spoiler un peu certains qui n’ont pas encore lu le livre Gagner la guerre. Mais j’ai été très contente de retrouver des passages que j’avais adoré suivre. La fin m’a laissée un peu frustrée, puisqu’on s’arrête juste en plein dans MON passage préféré du livre. Dans ce contexte, on comprend aisément pourquoi il me faut la suite rapidement ^^

L’humour : Dans le tome 2, l’humour était moins présent. Il revient au galop dans le tome 3 avec la gouaille de Benvenuto Gesufal qui fait toujours autant rigoler. J’ai notamment ri pendant une scène entre membres de la Guilde des Chuchoteurs où ils discutent dans un argot très imagé et coloré. Je ne m’en lasse pas.

Les – :

Forcément, dans une adaptation BD, les rebondissements sont moins éclatants et percutants que dans un roman. Les planches laissent peu la place au développement. C’est peut-être ce qui m’a manqué ici dans ce tome. Les manigances politiques de Leonide Ducatore et la ruse de ses adversaires avaient une ampleur moins spectaculaire en image qu’à la lecture du roman où je me souviens avoir pris plusieurs baffes scénaristiques. Malgré tout, la BD reste très fidèle et dans l’essence de l’histoire. C’est ce qui en fait une très bonne adaptation, même si elle ne pourra jamais se hisser à la hauteur de livre originel.

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Bilan :

Encore une superbe adaptation du livre de Jean-Philippe Jaworski. J’ai bien rigolé en retrouvant la gouaille de Benvenuto Gesufal, ainsi que le jargon utilisé par la Guilde des Chuchoteurs. Les pièces se mettent en place peu à peu. Très intéressant d’avoir des flashbacks sur le passé de Benvenuto un peu plus en avance que dans le livre originel. La fin s’ouvre sur un de mes passages préférés !

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Pour aller plus loin :

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